Archive | octobre, 2013

Moins de réfugiés nord-coréens

29 Oct

ImagePuisque je viens d’évoquer les Sud-Coréens qui ont fui au Nord, je ne peux que commenter la déclaration de Marzuki Darusman au sujet des réfugiés nord-coréens. En effet, sur les neuf premiers mois de 2013, seuls 1 041 Nord-Coréens ont réussi à passer au Sud, contre 1 509 pour l’année 2012 et 2 706 pour 2011, nous dit Reuters.

Lors du comité sur les droits de l’homme de l’Assemblée générale des Nations unies, Marzuki Darusman, homme politique indonésien devenu le 8 mai 2013 le Rapporteur spécial pour les Nations Unis sur la situation des droits de l’homme en Corée du Nord, a présenté ces chiffres, qui montrent un renversement de la tendance qui courait depuis 1998, à savoir une hausse du nombre de réfugiés.

Les arugments avancés pour expliquer cette baisse sont le renforcement des contrôles à la frontière chinoise et l’augmentation du nombre de rapatriements. Malgré l’existence du principe de non-refoulement en droit international, interdisant le renvoi d’une personne persécutée dans le pays de son persecuteur, les dictatures asiatiques au premier rang desquels le Laos et la Chine, ont depuis les années 2000 renvoyé les réfugiés nord-coréens dans leur pays. Manque de chance, la Chine constitue un point de passage obligatoire pour les fuyards.

Marzuki Darusman mène avec la Serbe Sonja Biserko et l’Australien Michael Kirby une enquête sur les droits de l’homme en Corée du Nord, qui devrait être rendu en mars 2014. La RPDC a déjà qualifié cette enquête de « complot politique » pour renverser le régime de Pyongyang, et refuse de coopérer avec l’équipe onusienne.

Des Coréens rentrent au Sud… après l’avoir fui

29 Oct

Il est aisé d’expliquer les motivations des milliers de Nord-Coréens qui, chaque année, tentent de traverser la frontière avec la Chine pour fuir la famine ou la répression politique (defectors

Il est plus difficile de comprendre les raisons pour lesquelles certaines personnes cherchent à entrer en Corée du Nord… pour y vivre.

C’est pourtant l’histoire que rapporte le New York Times. Six Sud-Coréens viennent de retourner au Sud, après être entrés au Nord à la recherche d’une « vie meilleure ».

L’attrait du Nord, really ?

Les six hommes sont entrés au Nord entre 2009 et 2012 via la Chine, d’après un officiel sud-coréen. Ils ont traversé la rivière Yalu qui fait office de frontière à la nage ou en marchant lorsque l’eau était gelée. Ils auraient cherché à échapper le Sud pour des problèmes familiaux et de famille.

Toutefois, ils auraient passé entre 14 et 45 mois à être interrogés par les services nord-coréens. Ils ont été ensuite assignés à résidence. La RPDC les a toutefois « pardonnés », d’on ne sait trop quoi, pour des raisons « humanitaires », et a magnanimement accepté de les renvoyer au Sud.

En plus des six hommes, une femme était à compter parmi les « réfugiés ». Elle était entrée avec son mari et était en détention avec lui au Nord. Elle est décédée, apparemment étranglée par son mari à la suite d’une « querelle », d’après les officiels nord-coréens. Les officiels du Sud parlent toutefois d’un commun accord sur un suicide, l’homme ayant échoué à se donner la mort.

Tout gagné

Après avoir enduré le système répressif nord-coréen, les six fuyards devraient toutefois être mis en examen par la Corée du Sud. Ils tombent en effet sous le coup de la loi sur la sécurité nationale, empêchant les citoyens sud-coréens d’entrer au Nord sans autorisation préalable.

Etonnament, ce n’est pas la première fois que des personnes cherchent à entrer de plein gré au Nord pour des raisons politiques. Ainsi, Choe Deok-Sin était un ministre des Affaires étrangères du Sud de 1961 à 1963, et est parti au Nord depuis les Etats-Unis car il s’était opposé au gouvernement militaire au sud. Aujourd’hui encore, on compte des étrangers avouant ouvertement leur soutien au régime du Nord. Toutefois, leur nombre n’est rien comparé aux milliers de personnes ayant fui le Nord depuis la Guerre de Corée

Des artistes nord-coréens peignent leur vision de la Chine

22 Oct

Deux expatriés occidentaux à Pyongyang ont demandé à des artistes locaux (du régime, évidemment) de peindre leur vision de la Chine, devenue puissance mondiale. Les résultats méritent le détour, ça se passe ici: http://www.businessinsider.com/north-korean-artists-paint-china-2013-10